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the marks we make

Raw seit 1987

Raw seit 1987
Als A.P.C. in den späten 1980er Jahren diesen Stoff entwickelte, schwor der Markt auf verwaschene Jeans. A.P.C. traf die umgekehrte Wahl: eine Jeans, die ihr Leben erst mit dem Kauf beginnt. Diese Wahl ist zu unserem Markenzeichen geworden.

DAS HANDWERK

Raw Kunst

Roh, unbehandelt, mit Indigo gefärbt, verändert sich der Denim von A.P.C. mit der Zeit: Wo das Material Reibung erlebt, verblasst die Farbe; wo es geschützt ist, bleibt sie bestehen.

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Die A.P.C.-Schnitte

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A.P.C.-BUTLER

Sparen Sie Zeit mit der Butler-Jeans von A.P.C.

Früher trugen Butler die neuen Kleider ihrer Arbeitgeber ein, um das Material zu lockern. Das Butler-Programm ist von dieser Tradition inspiriert. Die Zeit hat ihre Arbeit bereits getan. Es liegt an Ihnen, die Führung zu übernehmen.

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99 VÉRITÉS SUR LE DENIM A.P.C.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le denim brut A.P.C., résumé en 99 questions. Vous vous êtes déjà demandé combien pèse réellement un tissu, ce que signifie vraiment le terme selvedge, ou encore quelle coupe serait faite pour vous ? Toutes les réponses se trouvent ici — ainsi que quelques vérités moins avouables, dont l’une implique Johnny Burnette et une méthode de rodage pour le moins peu orthodoxe.

  • Quand Jean Touitou crée sa marque en 1987, il a déjà travaillé chez Kenzo, Agnès b., Irié, et dans l’industrie musicale. Il connaît la mode de l'intérieur. La première collection homme ne porte pas de nom, juste une indication : « HIVER 87 ».

    À l'époque, le marché du jean est dominé par les délavages artificiels, les stone-washed, les jeans vieillis chimiquement avant d'être portés. Lancer un brut, c'est refuser cette accélération. Le jean brut commence sa vie quand on l’achète.

    Le brut était une anomalie commerciale. Il a défini la marque.

  • Un manche de guitare et un poignard entrecroisés. C'est le seul signe distinctif apparent sur un jean A.P.C., et il faut regarder de près pour le voir.

    La guitare est une Gretsch Tennessean de 1964, celle de Jean Touitou. Le poignard appartenait à sa grand-mère, surnommée Ninette, qui s'en servait comme coupe-papier.

    Depuis 1988, ce symbole figure sur le premier bouton du jean, accompagné de la mention « Rue Madame près du Luxembourg ». 

  • Parce que l'ambition, c'était de faire le jean de référence. Celui qu'on garde, qu'on use, qu'on rachète à l'identique.

    Standard ne veut pas dire banal. Le Standard c’est l’étalon, la mesure à partir de laquelle tout le reste se juge.

    Quand Jean Touitou a dessiné ce premier jean, il ne connaissait pas toutes les règles. Par exemple, la ceinture d'un jean se coupe normalement dans le biais. Lui, il l'a coupée dans le droit-fil, par manque d’expérience. Personne ne l'a relevé. C'est resté comme ça. Une anomalie devenue signe distinctif.

    Le Standard est né de ce qu'il savait, mais aussi de ce qu'il ignorait. Et parfois, l'ignorance fait mieux que la règle.

  • Oui. Contre l'obsolescence, contre le faux vieilli, contre l'idée qu'un vêtement doit être fini avant d'être porté.

    Porter un jean brut, c'est accepter de participer à sa fabrication. Le vrai travail commence avec celui qui le porte, pas à l'usine. C'est presque politique.

  • Quand on commence à le reconnaître sans étiquette. Quand vous remarquez quelqu’un dans la rue et que vous vous dites : "ça, c'est un A.P.C."

    Ça prend du temps. Des années. Mais à force de constance, le vêtement finit par signer tout seul. La coupe, la toile, le tombé. Pas besoin de brailler son nom.